Photo de couverture, article management hero

50% des employés qui quittent leurs entreprises ne le font pas à cause de ladite entreprise mais plutôt à cause du comportement de leur manager direct ! 

Comment expliquer cette statistique ? Pourquoi le rôle du manager est si crucial dans la rétention des membres d’une équipe ?  Et surtout, quels leviers peuvent être déployés par le manager pour créer les conditions d’une collaboration épanouissante et donc durable dans un écosystème tech particulièrement mis sous tension par la pénurie de développeurs ? 

Si le rôle du manager est si important (au moins inconsciemment) pour les collaborateurs d’une entreprise, c’est que le manager constitue pour ces derniers une source de regard et de reconnaissance.

La reconnaissance, un besoin vital

Pour le bien fondé du propos, faisons un petit détour par l’analyse de la reconnaissance comme besoin absolument vital  pour le bien-être psychique d’un individu. Nous sommes tous habitués, dès notre plus tendre enfance et parce que c’est lié à notre survie, à avoir des référents dont le regard nous rassure et nous encourage. Nous sommes donc « conditionnés » par ce regard  depuis notre plus tendre enfance.

Au cours de notre existence, nous avons affaire à 4 grandes catégories de référents :

  • Les référents primaires qui sont nos parents, ou le cas échéant nos parents de substitution
  • Les référents secondaires : les quelques professeurs qui nous ont marqués positivement à l’école, un coach sportif, et bien entendu, nos managers ! 
  • Les référents tertiaires : La famille et les amis ! Bien entendu à l’adolescence, le regard des amis et des camarades d’école a une place prépondérant. Néanmoins à l’âge adulte, et dans l’environnement professionnel, l’importance de leur regard, tout comme ceux de nos oncles et tantes est limitée, voir quasi nulle. 
  • Reste enfin ce que l’on va appeler l’œil public: le regard du monde extérieur qui induit que l’on se regarde dans la glace avant de partir le matin pour être sûr que nous sommes « présentables » aux yeux du monde ! 

Manager, c’est être un super héros

Mais revenons-en à nos chers managers ! 

Oui, vous ne rêvez pas, à l’âge adulte, et sachant que nous passons le plus clair de notre temps éveillé dans un environnement professionnel, le manager est référent secondaire, voir même principal en fonction des circonstances personnelles de certains collaborateurs. Il a donc un rôle capital à jouer sur le bien-être et la motivation durable des équipes dont il a la charge. Loin de nous l’idée de culpabiliser qui que ce soit, ni de rajouter une pression supplémentaire à des équipes d’encadrements déjà souvent surmenées. C’est d’ailleurs tout le paradoxe, notamment en France. Le management est l’un des métiers qui demande la maîtrise de très nombreux paramètres :

  • La maitrise de « sciences molles » nécessitant à minima un brin de psychologie et de neurosciences appliqués
  • La maîtrise de hard skills permettant de légitimer son expértise métier
  • Des savoirs-être: soft skillsen pagaille, qui peuvent parfois sembler contradictoires de primes abords : exigence, bienveillance, responsabilisation, charisme, leadership, adaptabilité, capacité à se montrer exemplarité, franc-parler, maîtrise de soi et de ses émotions, intelligence émotionnelle et situationnelle etc.
  • Sans oublier de très nombreux savoir-faire : animer une réunion, coacher pour faire grandir, onboarder, recadrer un comportement nocif, porter et piloter un projet, accompagner les changements, faire vivre un ADN cohérent, recruter, gérer des conflits ou des phases de démotivation, réaliser des entretiens annuels etc.

Bref, au-delà d’être un vrai métier, c’est une science, un art, et seuls des passionnés des sciences humaines et de développement personnel peuvent prétendre instinctivement maîtriser les ressorts motivationnels permettant d’embarquer rapidement une équipe avec soi.

Manager, c’est un métier?

aradoxalement, c’est donc l’un des rares métier que l’on apprend sur le tas, sous prétexte que l’on est déjà référent métier et que donc bon, « puisque tu sais le faire bien, tu sauras bien expliquer aux petits camarades comment tu t’y prends, et comme ça ils pourront reproduire ». 

Spoiler alert: ça ne marche pas (du tout) comme ça ! 

Au-delà de tous les outils concrets évoqué ci-dessus qu’il est de bon ton de savoir déployer correctement pour qu’ils soient pleinement efficaces, il doit également savoir créer toutes les conditions d’une motivation saine et durable.  En d’autres termes, un bon manager doit agir sur de nombreux leviers, plus ou moins puissant

Spoiler numéro 2: le salaire est loin de suffire, ce n’est même pas un réel vecteur de motivation (même si bien entendu, on en a tous besoin pour vivre dignement, mais une prime en Janvier ne garantit pas votre bon état d’esprit en Mars, ce serait trop simple)

Et vous-même, en étant un peu observateur, vous ne comptez plus le nombre de collaborateurs  particulièrement bien payés mais qui ne prennent plus l’ombre du début d’un moment de plaisir dans leur quotidien professionnel. Ne serait-ce pas alors la preuve ?

Cela peut même, carrément être un vecteur de démotivation si le collaborateur s’attendait à une meilleure prime ou s’il considère qu’il est sous-payé au regard du marché. Méfiance donc, avec le pilotage de la motivation uniquement à travers la carotte de la monnaie sonnante et trébuchante.

Mais alors, quels sont les vrais leviers de la motivation au travail?

Heureusement, il existe d’autres leviers largement bien plus puissants qui permettent de favoriser l’attractivité, la rétention et la performance des membres de votre team.  Sans pouvoir réellement hiérarchiser ces leviers motivationnels puisque chaque collaborateur est différent, il semble se dégager une tendance sur les critères qui font que l’on a réellement envie de se lever le matin, ou non :

  • Le sens inspirationnel de la mission qui nous sera confiée
  • Les comportements du manager
  • Appartenir à un projet ambitieux
  • La reconnaissance des managers et des experts métiers
  • L’apprentissage: sortir de sa zone de confort, le sentiment de progresser et de grandir
  • L’ambiance dans l’équipe
  • Les conditions de travail
  • La fierté d’appartenance
  • La vie personnelle
  • Le salaire

Et vous, parmi ces différents leviers, si vous en deviez choisir les trois plus importants pour vous, et sans lequel il vous serait impossible de sortir du lit, lesquels seraient-ils?

Ah oui, et en plus selon Baromètre de la formation réalisé en janvier 2021 par le CSA auprès de 1600 actifs (https://lnkd.in/ecp3dYWV), 40% des managers ne sont pas formés à l’être, et c’est dramatique. Jetez un oeil à nos  formations sur mesure intra-entreprise pour managers, notre Bootcamp Tech Team Manager et notre offre de coachings individuels en management. Chez Bluecoders Academy, la mobilisation des énergies pour emmener les autres avec soi, on adore ça.

Categories:

Tags: